Ma photo
Sud - Ouest, France
Des mots-Des Images en tout sens

lundi 24 novembre 2014

lundi 17 novembre 2014

lundi 3 novembre 2014

L'arrogance d'une fillette




A peine arrivée, elle tournait vers moi un visage lisse comme la glace de l'étang au lever du jour, en hiver et souriait en agitant ses boucles brunes. Son langage était plein de certitude et son vocabulaire était celui du dictionnaire, réfléchi et pesé. Seules ses mains couraient sans cesse des doigts de sa mère aux mailles du pull qu'elle venait d'enfiler.
Elle présentait ce masque sourire, mélange de séduction et d'arrogance alors que le fond de son regard véhiculait des images flétries, jaunies, comme si elle était habitée de mille histoires de guerre. 
Je découvrais au bout de mes yeux le dos du monde et ses reflets, derrière un petit bout de femme qui voulait se présenter sereine et parfaite. Elle paraissait bien amère au coin des lèvres quand son visage tentait de laisser croire à son indifférence.
Son visage prit soudain la couleur du sable sur la plage quand la mer redescend et que l'eau s'écoule doucement au travers des ridules qui se dessinent. Les larmes sont apparues au bord de son regard et ont longtemps recouvert son visage. Elle avait enfin dans les yeux des images d'enfant et les mots dans sa bouche ont pu exprimer des peines immenses et d'un autre âge. 
Il était difficile à soutenir, ce regard là. Il était douloureux de se taire et d'écouter cette douleur qui venait de si loin. Une telle déchirure traversait l'air que cela aurait pu, tout aussi bien, être la détresse d'une guerre.
Elle est repartie vers des images de balançoire et de jeux de marelle avec enfin le regard de ses 7 ans.



dimanche 17 août 2014

mercredi 6 août 2014

Feuilles d'Or






Parc Oriental de Maulévrier

Août 2014

Bleu






Parc Oriental de Maulévrier

Août 2014








Parc Oriental de Maulévrier

Août 2014


Jeux de lumière





Parc Oriental de Maulévrier

Août 2014






Parc Oriental de Maulévrier

Août 2014





Parc Oriental de Maulévrier 

Août 2014

mardi 5 août 2014

Les secrets de l'eau









Parc Oriental de Maulévrier

Août 2014







Parc Oriental de Maulévrier

Août 2014










Parc Oriental de Maulévrier

Août 2014



Un souffle de sérénité









Parc Oriental de Maulévrier

Août 2014








Parc Oriental de Maulévrier

Août 2014








Parc Oriental de Maulévrier

Août 2014


dimanche 22 juin 2014

Reflets du temps







Condeixa - Photos - VD







Condeixa - Portugal

Vu du ciel










Ville d'hiver - Arcachon







Ville d'Hiver - Arcachon

Instants d'Ailleurs




Coïmbra








Tram 28 - Lisbonne






Librairie Lello et Irmao - Porto

Quand les pages s'envolent







Photos - VD - 2014

lundi 26 mai 2014

Dans le silence de la nuit




Il n'y a pas de vacances à l'Amour,
Aimer, c’est pour chaque jour

M. Duras
Les Petits Chevaux de Tarquinia





En bordure du Léthé,
Je me suis penchée
Vers cet ailleurs,
A l’ombre des feuilles naissantes,

Sous la lune pleine,
Étaient écrits ces mots
Sur les vagues de la rive,

Définitifs
Et dessinés de larmes,
Sur les sables gris,

La mort sépare,
Même ceux qui s’aiment.

L’idée de perdre l'autre,
Un impossible drame
Pour quelques-uns
Dans l’incapacité d'aimer,
Bornes et clôtures
Où les raisons sont reines,
Se dresseront bien haut,


Prenez le temps
De sentir les vagues,
Écoutez les embruns habiller chaque nuit
Et respirez le ciel,
Longuement,

Le silence se fait plus serein,
A la naissance des premières étoiles,

Vous serez sans regret,
Et laisserez derrière vous
Les peines,

Le souffle de la vague
Qui s’étend,
L’instant du jour qui vient,

Il n’y a pas de vacances à l’Amour,
Aimer, c’est pour chaque jour.




samedi 19 avril 2014

Le talent et l’œil d'une Professionnelle - Babou (ma fille)





Photo de Babou - Avril 2014



Photo de Babou - Avril 2014




"Photographier : C'est mettre sur la même ligne de mire la tête, l'oeil et le coeur.
C'est une façon de vivre."
Henri Cartier-Bresson

Point de vue





Avril 2014



Avril 2014

lundi 7 avril 2014

dimanche 6 avril 2014

mercredi 1 janvier 2014

Meilleurs souhaits 2014



Le livre A l\'Aube de Ces Matins Précieux

Des Collages, des Photos, des Nouvelles et des Poèmes

Livre en couleur


Mes souhaits les Meilleurs 

Pour cette nouvelle année

Qu'elle soit Belle Pour Tous,

Pleine de Promesses Délicieuses, de douces Surprises,

d'Images, de Sons et de Lectures aussi,

Laissez vos pieds danser sur la musique des mots


Inventez

Victoire




Décembre 2013

lundi 30 décembre 2013

Sous Le Ciel De Mes Nuits - et autres recueils revisités

Le livre Sous le Ciel de Mes Nuits



Recueil créé en 2010 revisité-retravaillé pour une belle vie 

Dès 2014

Des collages des poèmes et des textes

Quelques photos aussi



Le livre CERTITUDES


Recueil créé en 2011

De nombreux collages et quelques poèmes

pour ceux qui préfèrent les images

Revisité 

dimanche 29 décembre 2013

Un Rien Contre L'Oubli - Reprise



Le livre Un Rien Contre L\'Oubli


Recueil 2012 revisité lui aussi

Des collages et photos en couleur 

Des textes aussi pour une belle vie 

Dès  2014

Ainsi sont repris les petits livres carrés

 Encore plus beaux

Des prix plus bas

Une première ces temps-ci !


N'ECOUTEZ PAS



Le livre N\'ECOUTEZ PAS



Mon premier recueil de collages et textes courts, (créé en 2009), retravaillé pour une nouvelle vie

dès 2014


Mots tissés : Poèmes, nouvelles et autres textes. Images : Collages et photos

Des mots qui comme vagues en hiver
Aux bords de la page se cabrent, se poussent,
S’affrontent et s’entrechoquent
Ecrire afin de ne pas hurler
Quand au-dehors

Le monde est à l’envers…

samedi 28 décembre 2013

A l'Aube de Ces Matins Précieux - Deuxième Nouveau Recueil



Le livre A l\'Aube de Ces Matins Précieux


Un Autre Nouveau recueil 

Une Belle entrée dans l'année 2014

Des Collages, des Photos, des Nouvelles et des Poèmes


Et Mes souhaits les Meilleurs pour chacun d'entre vous

Remplissez-vous d'images, de sons et de lectures

Laissez vos pieds danser sur la musique des mots


Victoire

vendredi 27 décembre 2013

Avant-Première





Décembre 2013

Elle






Certains ouvrent des tiroirs afin de trier, de jeter et de ranger aussi. D'autres préfèrent les laisser fermés à jamais afin de laisser des pans de leur vie dans l’oubli. Ils espèrent ainsi, effacer une part de leurs douleurs accompagnées parfois de milliers de rancœurs.
Enfin, il en est quelques-uns qui cherchent au creux des lattes de bois des images bien enfouies, souvent cachées par d’autres, sous les courbes et au-delà des paysages restés longtemps inaccessibles.

Elle a pris tout l’espace. Toujours regrettée, elle s’est fait désirer. Elle surgit du silence et jamais ne s’inquiète. Elle sera l’idéale à jamais égalée.

Elle se cherche parfois dans le brillant des miroirs mais jamais elle ne se reconnait. On lui a dit que de grand yeux peuplaient son regard bleu et que ravissante elle était.
Dans les profondeurs du reflet devant elle, toujours elle y rencontre des yeux verts. Alors elle la recherche, alors elle se cherche dans un regard qui serait bleu au-delà du miroir. Toujours seule elle est et jamais elle ne se reconnait. Elle se trouve jolie, parfois, mais toujours avec des yeux verts et, belle, si elle l’est, c’est sans doute au grès des vents, au grès de vos humeurs, mais rarement pour elle. Elle, ne sait plus qui elle est dans ce miroir sans mémoire, dans ces miroirs sans images. Ses yeux ne seront jamais bleus.

Qui est-elle ? Qui est l’autre ? Qui est-elle sans l’autre ?

Cet impossible est éternel. Toujours il la rattrape. Elle voudrait crier, elle pourrait casser. Elle souhaiterait questionner encore comme chaque jour passé. En parler, elle ne le peut pas. Elle ne le peut plus. Hurler encore, dans son monde intérieur, elle le peut mais plus personne ne peut lui raconter.
De toute façon ils mentiraient, de nouveau comme alors.
Pourquoi chercher ?

Elle voudrait des silences sans question. Des absences sans douleur. Elle souhaiterait se reconnaître enfin. Ne plus s’interroger sans cesse sur ce temps d’alors tellement éphémère.
Quand la page semble enfin tournée, elle s’éveille dans la nuit. La lune éclaire les visages qui se cherchent. Quand apparaît le vide, le vide est encore gouffre et la mémoire sans trace est douleur sans mémoire.

Elle connait des larmes qui surgissent d’un manque sans images. La douleur est là, toujours. Elle bruisse, elle sourd. Elle occupe tout l’espace.

Elle, cette image de l’autre est parfois recherchée en chacun des regards rencontrés. Intense, peut-être le manque. Immense peut-être l’absence.
Mais Elle, n’est jamais là. Présence impossible. Qui est-elle ? Forme inaccessible et sans visage. Celle dont tous ont décrit des sensations, des images et des reconnaissances. Tous l’ont vue et se souviennent. Sauf elle.

Elle la voudrait dans ses souvenirs espérant une esquisse qui rendrait les choses plus douces mais aujourd’hui demeure sans elle et est fait de cet impossible. L’inaccessible.

Le manque est pourtant là qui fait parfois l’oubli d’être soi.
L’autre est l’absente, toujours.
Sa vie à elle est l’enfer d’être et de n’être que décevante en l’absence de l’autre, en l’absence d’Elle.

Depuis l’enfance et trop longtemps encore elle n’a pu être elle, pour elle-même. Elle s’est toujours lue dans leur regard comme étant elle-sans l’autre.

L’autre, Elle, a manquée et manque parfois encore dans chacun des moments de son existence. Ce manque ne sait-être apaisé. Jamais remplacée. L’autre est ailleurs et le vide est fait de douleur de cris intérieur et de silence.

L’éclatement de soi est un débordement. Comment aimer sans l’autre avec cette quête sans cesse inachevée.
Le vide ne peut-être qu’une éternité impossible. Elle ne reviendra pas.

Abandonnée depuis si longtemps. L’a-t-elle connue si elle est sans images ?
L’a-t-elle connue si elle reste sans mémoire ?
Ils le disent. Ils l’affirment. Telle une meilleure amie, toujours complice, Elle, restera en elle mais vécue sans mémoire.

Auprès de toi mon aimé, l’équilibre est enfin complet. Jamais dans ton regard je ne retrouve ce manque de l’autre. Je ne lis dans tes yeux que désir et plénitude.

Mais quand tes absences se prolongent, quand le manque de toi se dessine, mes peurs anciennes surgissent de nouveau et le vide sans images s’impose. Le manque de l’autre, Elle, ma sœur, ma jumelle  et mon incomplétude sont là et se répètent à l’infini.
Le manque de toi et le manque d’Elle, soudain en moi se confondent. Les cris intérieurs se déchirent et se dispersent en profondeur : souvenir de leur regard d’alors. Tout se vit comme si son absence me rendait de nouveau insatisfaisante, inexistante.

Malgré moi,  l’idée de sa présence me permettrait de lire enfin dans le regard des autres toute cette satisfaction qui aujourd’hui reste impossible. La déception ancienne surgit de n’être que moi sans elle sinon comment s’expliquerait l’absence prolongée de l’aimé ? Comment s’expliquerait leur regard toujours déçu quand il se pose sur moi.

Comment tourneraient les jours si j’avais été l’absente pendant qu’Elle partageait chacun des matins du monde ?

Les images sont là, perdues entre ciel et terre, entre vague et ressac derrière la brume aussi où les vagues hésitantes chevauchent des bancs de sable avant de retrouver la bordure des dunes pour s’échapper de nouveau au loin sans accès sur l’infini.



Cette nuit là auprès de toi, dans ce bout du monde, j’ai pu sentir sous mes pas l’éclatement des algues. Les embruns piquaient mon visage et mes yeux toujours verts. J’ai reconnu la glaise sous mes doigts, le sel dans mes cils et à la lisière de tes cheveux. Sur ta peau j’ai retrouvé le goût du miel. Et la lune était pleine.





Décembre 2013