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lundi 21 février 2011

Souhaits


Que le vent qui se lève
Au bord du fleuve à ton réveil
Vienne caresser ta nuque
E t te couvre de mes baisers

Que la bruine qui se pose
Sur la terre à l’aurore
Vienne rafraîchir tes pensées
Éclairer ta journée

Que la mer qui se déchaine
Au loin parfois dans la stupeur
Vienne étancher tes rêves
Et puisse t’envelopper de ses milles reflets

Que  mes douces  pensées
Et mon regard gris-vert
Sur chacun de tes mots
Et le grain de ta peau
Te donne à oublier 
Combien le monde tourne
Parfois de travers

Et si c’était tout près
Que le monde se mettait à l’envers
Que chacun de mes baisers
Te permettent de retrouver
Et le goût de mes mots
Et le goût de ma bouche

Que cette journée soit douce
Comme les matins de plage
Riche en surprise
Comme les reflets du sable.



Vertige





J’ai vu des partitions, des musiciens, des saxos
Danser à la surface de l’eau,
J’ai redécouvert le Tango,
Tes doigts ont fait des arabesques
Sur les touches du piano…

Tu as inscrit ancré
Tes murmures sur ma peau
Tête à l’envers baisers du cœur

Tu m’as conté les secrets de la dune
A ses pieds nous avons dormi
Et tellement ri aussi

Enveloppée par tes bras,
Le Banc blanc rose violet
S’étirait sur l’horizon à nos pieds
Avec la légèreté des courbes d’un arc-en-ciel

J’ai lu des reflets des images
Sur des écrans blancs
Et d’autres parchemins

Le vent s’est levé
Seule soudain face à cet horizon fragile
Ma main est froide
Et s’affirme une envie de vomir
Et cette incapacité à bouger

La terre risque de se désagréger
Sous mes pas
Je ne sais plus comment descendre
Avancer sauter rouler
Je voudrais savoir m’asseoir
Et jouer des doigts avec ce sable délicat

Es-tu parti protéger nos secrets
Mieux les garder pour l’éternité
Joues-tu à te cacher
Comme les enfants au-delà de  la colline
Es-tu allé cueillir quelques oyats sur le flanc Est
Ou chercher quelques branches pour le feu
T’es-tu endormi à l’ombre des pins
Si minuscules un peu plus bas

Le sable pique et la lumière brûle mes paupières
Je ferme les yeux et m’accroche
A chercher le son de tes pas
Mais le vent si haut est trop fort
Je déteste ce vent
Soudain trop présent
Je vacille

Mais le sable frémit à deux pas
Tes bras enserrent ma taille avec douceur
Ta bouche effeuille ma nuque et mon cou
Je me retourne dans un rire léger
Tes yeux terre de Sienne dans mon regard fougère
Mes mains se faufilent avec délicatesse
Sous les laines et les cotons de tes vêtements.